Au salon du livre de Paris 2012, je me suis laissée prendre au jeu des découvertes littéraires. C'est comme ça que j'ai commencé la lecture de mon tout premier polar. Habituellement, ce genre ne me parle pas beaucoup. Pour moi, le polar se résummait en un meurtre, un tueur, un flic et une enquête... pas vraiment original! Certes, il faut que le style de l'auteur enrobe le tout mais bon je ne voyait pas vraiment l'intérêt.
Agréable surprise donc à la lecture de ce polar de Jon Michelet, Comme neige (Hvit som sno). Pourquoi ?
Ce roman n'est pas juste un polar. C'est aussi une évasion et la découverte de la ville d'Oslo, qui pour moi était une ville tranquille comme on la donne à voir sur les cartes postales.
C'est en fait une ville plus complexe qui est dépeinte ici, via la corruption, la drogue et les trafiquants car Comme neige est un thriller sans illusions qui se déroule dans le milieu des trafiquants de drogue, et offre une description aussi magnifique que vraisemblable d’Oslo. Un roman dense, complexe, noir…
édité aux Presses universitaires de Caen
18 euros
Le Pitch : On retrouve le personnage de Vilhelm Thygesen, qui a de sérieux ennuis. Il vient de sortir de la prison d’Ullersmo. Le temps est venu pour lui de célébrer sa liberté retrouvée et d’entrevoir un nouvel avenir en travaillant comme rédacteur dans une agence de publicité. Mais c’est sans compter ce lendemain de fête où il se réveille avec une gueule de bois terrible dans un appartement sordide d’Oslo. Il trouve un cadavre dans sa salle de bain ; un drogué tué à coup de talons aiguilles. Thygesen ne se souvient de rien et n’a aucune idée de ce qui a pu arriver. Mais il sait qu’il risque d’être accusé à tort du meurtre. Sa peur de retourner en prison le conduit alors à mener sa propre enquête. Une plongée dans les bas-fonds d’Oslo s’engage laissant entrevoir une ville ravagée par la criminalité et la drogue. Thygesen fera-t-il enfin éclater la vérité sur ce crime…?
Jon Michelet est l'un des pionnier du polar en Norvège . Il s’est imposé avec un style personnel assez burlesque, parfois fondé sur des argots et un langage parlé. Auteur engagé dans la lignée des Suédois Maj Sjöwall et Per Wahlöö, il ne cache pas sessympathies pour la gauche révolutionnaire. Ses convictions politiques fortes se retrouvent dans la série de romans avec pour héros – ou plutôt antihéros – l’inspecteur Thygesen, dont les convictions gauchistes lui valent de sérieux ennuis. Jon Michelet a reçu le Riverton, grand Prix norvégien de la littérature policière, en 1980 pour son ouvrage Comme neige, et en 2001 pour La Femme congelée.